Directeur artistique de High Potential le jour, DJ la nuit, Anthony Beauchet aka DicHOTomie nous offre une sélection de tracks plutôt old school avant son passage au BarBar Pub le 20 décembre prochain. De la house, de la techno, en passant par le breakbeat et le métal : une playlist très… ‘HOT’ !

 

La track qui t’as fait aimer la musique électronique ?

The Prodigy – No Good : je sortais en club à l’époque, et cette nouvelle sonorité hardcore breakbeat m’a tout de suite interpellé. En voyant le clip, je me suis dit « je veux en être » ! J’ai jamais lâché le groupe depuis, je suis un véritable fan addict !

 

Tes tracks house et techno préférées ?

En house , ce serait Phuture – Acid Tracks : le son acid house, c’est DJ Pierre ! J’adore cette époque de Chicago faite d’innocence, d’insouciance et où la recherche sonore est à un niveau rarement égalé depuis. Cette track vrille le cerveau par sa puissance et sa simplicité !

 

En techno, je dirais DJ Rolando – Jaguar : le son de Détroit teintée de mélancolie, de groove et d’énergie, tout ce que j’aime. J’ai tout de suite adhéré à l’esprit UR où la musique l’emporte sur le marketing. Quand je vivais à Paris, j’ai monté le collectif Underground Projekt dans cet esprit. Mais ce track de Jaguar est indémodable !

 

La track ou l’artiste qui t’as le plus influencé ?

Dima – Chamelonized : c’est l’ancien nom de Vitalic, un artiste qui a ce talent de comprendre comment un dancefloor doit sauter et bouger dans tous les sens. C’est mon pote DJ Symbiose à l’époque qui me l’a fait écouter. Je suis allé le voir dans une rave au Palais des Papes d’Avignon, et il m’ littéralement scotché. Je suis fan de beaucoup de ses tracks : Poney EP, La Mort sur le Dancefloor… Un grand bonhomme !

 

La track qui marche à tous les coups en soirée ?

Monika Kruse – Latin Lover (Voodooamt Remix) : Patrick Lindsey, aka Voodooamt, a façonné la plupart des tracks de Monika Kruse. Mais ce remix latino techno est un track imparable pour le dancefloor, qui plait énormément aux filles ! Ca te file le smile direct et impossible de rester en auditeur contemplatif sur ce track !

 

La track qui ne quitte jamais ta playlist ?

Jeff Mills – The Bells : encore un artiste de Detroit qui est un artiste à part entière, transcendant les arts et les genres musicaux. The Bells est pour moi un véritable hymne qui cristallise l’histoire de la musique électronique avec un kick puissant, une mélodie hypnotique et une construction minimaliste !

 

La track qui t’as foutue une claque la première fois que tu l’as entendue ?

Nostrum – Baby : Je ne fréquentais pas encore les raves, mais j’achetais des compilations. Si mes souvenirs sont bon, ce track faisait partie de la compil’ Rave Mission vol. 7. Scotché par la construction tout en progression, les envolées synthétiques, la puissance de la hard trance de l’époque, et ce double sens du mot « ecstasy » prononcé de manière susurré dans le track.

 

La track qui t’as déçue ?

Daft Punk – One More Time : la claque de l’album Homework avec des hits comme Rollin’ & Scratchin’ ou Da Funk, et le revers de la popularité avec cet album au goût de la guimauve commerciale. Si cet album a popularisé définitivement Daft Punk, il a refoulé bon nombre de ravers qui ne s’y sont pas retrouvés. Le mauvais versant de la French Touch, et sans conteste la mauvaise influence de Manuel de Homem-Christo (moitié du duo dont le père était producteur pour des groupes de disco, ndlr) dans cet album.

 

Ta track de la honte ?

Capella – U & Me : j’allais en club et j’écoutais les tubes radio diffusé par le DJ résident. La dance a marqué beaucoup de clubbers de l’époque, et a fait office de pont pour aller vers des choses plus alternatives et underground. Mais ce synthé et ce MC omniprésent, tellement kitsch aujourd’hui que le hip-hop US s’en est emparé car ils étaient totalement passé à coté de cette machine à fric qu’étaient les dance machines !

 

Ton DJ set ou ta compo fétiche ?

Derrick May – Mix Up Vol. 5 : encore un pionnier de la techno de Detroit, mais ce mix est le reflet que le DJing n’est pas qu’une simple activité de passage de disque, mais bien un art à part entière. J’aurais pu citer le magicien Jeff Mills, qui mixe souvent à 3 platines mais ce mix, en particulier, montre tous les possibles en la matière ! Une playlist léchée et une technique imparable : ça manque tellement à l’ère du numérique !

 

Ta track préférée tout style confondu ?

Rage Against The Machine – Killing in the Name : une façon pour moi de dire que le DJ ne doit pas s’enfermer dans les genres. J’écoutais les RATM durant mon adolescence, et ce track en particulier me foutait la rage. On a failli se tuer en voiture avec mon ami d’enfance, on écoutait ce track tellement fort en dodelinant de la tête façon métaleux qu’on en avait oublié la route !

 

Retrouvez DicHOTomie sur :

Catégories : Playlists