A travers son collectif BMK ou encore son label UnderGroove, le lyonnais Heimyl sait donner de son temps pour faire émerger la scène électronique locale. Rencontre avec un passionné qui commence à faire grand bruit dans la capitale des Gaules, avant de le retrouver aux côtés de son ami Baldov au BarBar Pub le 7 mars prochain.

 

Comment es-tu devenu DJ ?

Par passion, j’ai commencé à 17 ans sur un contrôleur, puis j’ai créé mon activité d’auto-entrepreneur en janvier 2018, donc professionnellement, je ne suis DJ que depuis 1 an.

 

Ton projet BMK en collaboration avec Baldov a pris beaucoup d’ampleur sur Lyon, d’où est venue cette idée de créer une entité en parallèle de ton projet perso ?

Le projet BMK, que j’ai créé il y a bientôt 4 ans avec Fleury Manhes, est née de l’envie de créer des soirées sur Lyon, voir un festival plus tard. A l’époque, j’étais déjà DJ, et je voulais m’investir dans le milieu associatif en créant des events originaux sur Lyon, tout en travaillant avec mes amis. Baldov et DZO sont arrivés peu de temps après, je les ai rencontrés il n’y a pas si longtemps que ça, mais c’est comme si je les connaissais depuis 10 ans ! Ils ont tout de suite adhéré au projet.

 

 

Tu es aussi producteur, comment définirais-tu ton son ? Qu’est-ce que t’apporte la production ?

Haha, c’est tellement compliqué à définir ! Je dirais que c’est raw, deep, voir acid parfois, et house en même temps. C’est de la musique électronique bizarre !
La production, c’est vraiment ma passion, modéliser les sons, créer des patterns sur des machines analogiques, chiner du sample, triturer les potards, ça m’apporte du bonheur !

 

Tu as signé sur le label lyonnais UnderGroove Records. Est-ce une nécessité aujourd’hui de créer son propre label pour pouvoir diffuser sa musique et avoir de la visibilité ?

Non, je ne pense pas que cela soit une nécessité pour diffuser sa musique. On a créé le label par passion, et surtout on voulait signer des artistes qui nous tenaient à cœur et créer une énergie, un but qui nous pousserait à s’investir davantage dans notre passion.

 

Tu as également une casquette d’organisateur de soirées avec BMK et Mafia Sonore. Tu as réussi à faire venir Baltra, Brawther, ou encore Harrison BDP qui joue début mars. Comment arrives-tu à garder du lien avec ces artistes, qu’est-ce qu’ils t’ont apporté ?

Oui, c’est une expérience très enrichissante. J’apprends beaucoup sur leurs parcours (voyage, clubs, labels, etc…) et leur vision de la musique.

 

Aujourd’hui, tu as un booker qui te donne plus de visibilité à travers plus de dates. Est-ce un moyen obligatoire pour pouvoir jouer et se faire connaître à l’extérieur de Lyon, et ainsi se professionnaliser ?

Je pense que non, la musique que tu crées et les connexions que tu fais font que tu arrives à trouver des dates à l’extérieur. Après, il y des agences de booking qui sont vraiment au point, avec des bases de données très efficaces, et une approche commerciale impeccable, donc c’est sûr que cela peut aider à trouver des dates plus facilement.

 

 

BMK fait partie de la Mafia Sonore, qui regroupe plusieurs collectifs lyonnais. Comment ce projet est-il né, est-ce qu’il facilite les échanges entre artistes et acteurs de la scène électronique locale ?

Le projet de la Mafia Sonore est venu de 4 assos : BMK, ZANZI, YA.R, et NOBODY CREW. On est devenus de plus en plus proches, et à force de collaborer entre nous, on a voulu créer une nouvelle asso qui faciliterait tous nos échanges pour pouvoir se réunir, et pourquoi pas créer un lieu de vie musicale dans quelques années.

 

Faire de la musique son métier devient de plus en plus compliqué de nos jours, mais pas impossible. Quels conseils donnerais-tu à un artiste émergent qui souhaiterait se professionnaliser ?

Avant tout, la passion est un art qui se cultive. Ensuite, pour arriver à en faire son métier, il faut je pense beaucoup de travail, de la patience et de la persévérance. Ainsi qu’une bonne vielle MPC pour te faire la main, haha !

 

Tu joues au côté de Baldov le 7 mars au BarBar Pub. Donne-nous une bonne raison pour ne rater ton set sous aucun prétexte.

Je dirais que ça va transpirer la bonne vieille deep, avec un beau mélange de funk, house, disco, breakbeat, et micro house !

 

Quels sont tes futurs projets ?

Investir dans une belle console de studio pour pouvoir mieux mixer mes prods et faire du mastering. Et acheter de super racks aussi, haha !

 

Le mot de la fin ?

Du sale qui arrive prochainement !

 

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