Plus connu sous son alias techno Dichotomie, Anthony Beauchet nous présente son side-project Phéromone, plus proche des sonorités rave, entre drum n’ bass et raggatek. Avant de le retrouver avec un set musclé au BarBar Pub le 28 mars, découvrez ses influences musicales, avec un lourd regard sur le passé. Et un track d’eurodance. Si, si.

 

La track qui t’as fait aimer la musique électronique?

ThunderballBonzai Channel One : le label Bonzai a dominé le monde du hardcore dans les années 1990. J’ai découvert ce track lors d’une zone rouge en club, et j’ai délaissé le commercial pour ne plus écouter que ça.

 

Tes tracks Psytrance, Raggatek et Drum’n’Bass préférée?

Hallucinogen – LSD : plus orienté Goa trance, l’album Twisted d’Hallucinogen, sorti en 1996, est un concept invitant au voyage, considérant chaque track comme la partie d’un tout. LSD symbolise vraiment ces envolées synthétiques qui fera le succès du genre avant de se durcir.

 

Fant4stikJ4mrock : j’ai découvert la raggatek récemment, cherchant quelque chose de pumping et qui galope pour jouer en teuf. J’ai vu les Fant4stik en live sur Lyon lors du festival Dantesk en 2017, et j’ai tout de suite accroché : plein d’influences mêlant reggae, drum & bass, hardtek, voir même des sons EDM. Mais bordel, ça pulse à mort !

 

AphroditeWoman That Rolls : c’est le premier disque que j’ai acheté pour apprendre à mixer sur vinyle ! La wooble bass et cette caisse claire qui percute les neurones, c’est toute la magie des sound system anglais dont je raffole. Je regrette juste que la drum & bass n’ait pas eu le même succès en France…

 

La track ou l’artiste qui t’as le plus influencé ?

https://www.youtube.com/watch?v=gTw2YvutJRA

The ProdigyInvaders Must Die : c’est le groupe que je vénère car ils ont toujours su évoluer au fil de leurs albums et rester dans le coup. Le big beat, la puissance de ses basses et des guitares saturées : la plus belle alliance entre le rock et l’électro ! Hommage à Keith Flint avec cette énorme track.

 

La track qui marche à tous les coups en soirée ?

Infected MushroomBecoming Insane : la psytrance est fédératrice car à mon sens plus accessible que les autres sous-genres de l’électro. Ce track fait la part belle au métal avec un métissage de sonorités espagnoles. Imparable ! « Insane, insane ! ».

 

La track qui ne quitte jamais ta playlist?

SkrillexScary Monsters and Nice Sprites : beaucoup décrient Skrillex pour avoir viré EDM. Mais quand on écoute sa brostep, on voit la puissance de ses basses et de sa rythmique alliée à des sons bien électro. Sans conteste l’artiste pour moi qui a permis aux fans de pop de s’intéresser à la musique électronique underground.

 

La track qui t’as foutue une claque la première fois que tu l’as entendue ?

Spiral TribeForward the Revolution : les Spi ont tellement influencé le mouvement des teufs que je ne pouvais pas les oublier. Le son des teufs au départ n’était pas aussi brutal mais tout aussi efficace et contestataire. Une pièce d’anthologie qui rappelle la liberté de danser et invite la jeunesse à un meilleur futur. Tellement d’actualité…

 

La track qui t’as déçue ?

ScooterHyper, Hyper : quand le commercial s’empare du mouvement rave, on retombe dans les affres du marketing, du star system et de l’artiste se prenant pour Dieu. Ce track résume à lui seul la dérive du mouvement techno, jouissant à coup de big up, d’applaudissement du public et de mélodies faciles ! Thunderdome prendra le même chemin avec le gabber…

 

Ta track de la honte ?

2 UnlimitedNo Limit : la hard dance a popularisé les sonorités électro. Ce track m’a permis de m’intéresser au mouvement rave et de délaisser le clubbing aseptisé. A l’époque (en 1993), c’était la bande son FM et le track pour ambiancer les fêtes foraine ! Comme toujours, à force de l’écouter partout, j’en ai été écœuré !

 

Ton DJ set ou ta compo fétiche ?

The ProdigyLive @ Phoenix Festival (1996) : je n’ai pas choisi un DJ mais des livers, car Liam Howlett reste pour moi le génie de la production du groupe avec la folie du chanteur punk Keith Flint ! Une manière de dire qu’on peut être mainstream sans pour autant renier l’underground. La prochaine tournée s’annonce encore plus folle !

 

Ta track préférée tout style confondu?

OrelsanLe chant des sirènes : quand le hip-hop se métisse à l’électro, on arrive à des prods et des textes qui rappellent à tout artiste combien la célébrité est éphémère et perverse. J’aurais pu aussi citer TTC (pour leur coté subversif et macho) ou encore NTM (J’appuie sur la gachette pour la révolte sociale). Le hip-hop met en mots ce que l’électro exprime par ses sonorités !

 

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